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Louise bourgeois…quelques notes sur une exposition vue a Beaubourg le 20 avril 2008
Quand Louise Bourgeois perd son mari, elle affronte le passé et aboutit a une liquidation des figures paternelles…
Elle évoque les pulsions qui surviennent lorsqu’on est trop tendu et qu’on se retourne contre ceux qu’on aime le plus.
A la veille des années soixante dix elle connaît la résignation…une sculpture le demontre.Puis elle retrouve « du poil de la bête ».
Dans les années 1990 elle conait une révélation : les femmes maisons sont des maisons vides…il faut etre très riche pour accumuler, achetter des maisons vides…mais elle désire et constate qu’il s’aggit d’un désir de collectionneuse, une volonté de posseder.
Elle déteste les disputes entre les autres qu’elle considère comme des choses traumatiques…C’est l’enfant qui se casse…mais le temps reconstitue, répare…et la brisure d’une branche peut faire renaître au printemps un rameau inespéré.
Elle a une considération un intérêt obsessionnel pour les traitements (médicaux, pharmaceutiques) ayant traité longtemps sa mère en lui apposant des ventouses…elle voit dans la medecine un exorcisme et ses mystères..Elle est elle-même epileptique et ayant croisé Charcot, ainsi que La Tourette, elle dit que cette maladie n’est pas une maladie nerveuse mais mentale..et donc.. amoureuse!
Elle represente un corps sculpté dont elle dit qu’il evoque a la foix l’etat de souffrance de l’esprit comme du corps.
Un jour où pose pour une assemblée de dessinateurs, sculpteurs un homme, il se trouve que le nu se trouve en etat d’erection…elle a une compassion réelle pour la vulnerabilité de cet homme exposé aux regards.
Pour une statue (bronze) elle fait poser un homme (jerry) mais pour l’œuvre supprime la tête et les bras…declarant qu’il y a le sans et le avec…elle supprime ou au choix, reconstitue.Elle parlera du bronze patiné, lissé comme la possibilité d’un miroir.
Quand on est a l’aise avec la geométrie disant que grâce a elle on peut ironiser et contrôler
Elle évoque en cela les imperfections autant que le mal du pays..qu’elle semble connaître.
Elle veut et decide de ressusciter le droit d’etre malheureux, en doeuil…elle parle là d’une conquête du chaos.
Elle multiplie des miroirs dans des espaces considérés.
Elle déclare : beaucoup de miroirs, beaucoup de réalités !
Et evoque Narcisse : Non seulement il ne savait pas pourquoi il regardait dans l’eau, mais on ne sait pas ce qu’il y voyait…il s’est noyé dans cette « réalité »….
Si un enfant devant l’une de ses œuvres a peur, disant par exemple qu’il a l’impression d’être dans un « rêve »…Louise Bourgeois estime que le message est passé, mission accomplie !
Elle dit des Lois qu’elles sont immuables parce qu’elles sont impersonnelles.
En 1993 elle signe une œuvre qui (d’après moi ressemble a un canon dont l’intérieur serait mobile, horizontal) qu’elle appelle TWOSOME
Et qui traduit la relation qu’il y a entre un homme et une femme avant la "fornication".
Elle fabrique des espaces de la taille de chambres « raisonnables » où elle dispose (je n’en aie vue que deux) des vêtements fins, blancs, accrochés de la manière la plus banale, sur des cintres. Mais aussi elle compose une autre chambre close de pans de bois sombres, avec un lit blanc a l’intérieur, un coussin dessus où est brodé : je t’aime.
Au dessus du lit pends une sorte d’ outre transparente avec du liquide rouge dedans (sang comme a nourrir, menacer aussi)
Enfin, à ses débuts, en peintre elle conçoit, comprends la femme comme inconsciente de son propre érotisme et nue…le poing fermé elle appelle au secours…Louise lui peint des architectures, maisons immeubles
Personnellement je retiens cette phrase en plus de celle sur les lois : la culture, ne serait ce pas que de rencontrer de vrais gens ?
Quand Louise Bourgeois perd son mari, elle affronte le passé et aboutit a une liquidation des figures paternelles…
Elle évoque les pulsions qui surviennent lorsqu’on est trop tendu et qu’on se retourne contre ceux qu’on aime le plus.
A la veille des années soixante dix elle connaît la résignation…une sculpture le demontre.Puis elle retrouve « du poil de la bête ».
Dans les années 1990 elle conait une révélation : les femmes maisons sont des maisons vides…il faut etre très riche pour accumuler, achetter des maisons vides…mais elle désire et constate qu’il s’aggit d’un désir de collectionneuse, une volonté de posseder.
Elle déteste les disputes entre les autres qu’elle considère comme des choses traumatiques…C’est l’enfant qui se casse…mais le temps reconstitue, répare…et la brisure d’une branche peut faire renaître au printemps un rameau inespéré.
Elle a une considération un intérêt obsessionnel pour les traitements (médicaux, pharmaceutiques) ayant traité longtemps sa mère en lui apposant des ventouses…elle voit dans la medecine un exorcisme et ses mystères..Elle est elle-même epileptique et ayant croisé Charcot, ainsi que La Tourette, elle dit que cette maladie n’est pas une maladie nerveuse mais mentale..et donc.. amoureuse!
Elle represente un corps sculpté dont elle dit qu’il evoque a la foix l’etat de souffrance de l’esprit comme du corps.
Un jour où pose pour une assemblée de dessinateurs, sculpteurs un homme, il se trouve que le nu se trouve en etat d’erection…elle a une compassion réelle pour la vulnerabilité de cet homme exposé aux regards.
Pour une statue (bronze) elle fait poser un homme (jerry) mais pour l’œuvre supprime la tête et les bras…declarant qu’il y a le sans et le avec…elle supprime ou au choix, reconstitue.Elle parlera du bronze patiné, lissé comme la possibilité d’un miroir.
Quand on est a l’aise avec la geométrie disant que grâce a elle on peut ironiser et contrôler
Elle évoque en cela les imperfections autant que le mal du pays..qu’elle semble connaître.
Elle veut et decide de ressusciter le droit d’etre malheureux, en doeuil…elle parle là d’une conquête du chaos.
Elle multiplie des miroirs dans des espaces considérés.
Elle déclare : beaucoup de miroirs, beaucoup de réalités !
Et evoque Narcisse : Non seulement il ne savait pas pourquoi il regardait dans l’eau, mais on ne sait pas ce qu’il y voyait…il s’est noyé dans cette « réalité »….
Si un enfant devant l’une de ses œuvres a peur, disant par exemple qu’il a l’impression d’être dans un « rêve »…Louise Bourgeois estime que le message est passé, mission accomplie !
Elle dit des Lois qu’elles sont immuables parce qu’elles sont impersonnelles.
En 1993 elle signe une œuvre qui (d’après moi ressemble a un canon dont l’intérieur serait mobile, horizontal) qu’elle appelle TWOSOME
Et qui traduit la relation qu’il y a entre un homme et une femme avant la "fornication".
Elle fabrique des espaces de la taille de chambres « raisonnables » où elle dispose (je n’en aie vue que deux) des vêtements fins, blancs, accrochés de la manière la plus banale, sur des cintres. Mais aussi elle compose une autre chambre close de pans de bois sombres, avec un lit blanc a l’intérieur, un coussin dessus où est brodé : je t’aime.
Au dessus du lit pends une sorte d’ outre transparente avec du liquide rouge dedans (sang comme a nourrir, menacer aussi)
Enfin, à ses débuts, en peintre elle conçoit, comprends la femme comme inconsciente de son propre érotisme et nue…le poing fermé elle appelle au secours…Louise lui peint des architectures, maisons immeubles
Personnellement je retiens cette phrase en plus de celle sur les lois : la culture, ne serait ce pas que de rencontrer de vrais gens ?
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parimadouce
publié le 3 août 08